Nicole Dron

Compte rendu de la soirée du mardi 24 janvier 2012.

Conférence de Madame Nicole DRON.

Thème : Témoignage d'une expérience de mort imminente (E.M.I).


C’est avec beaucoup de joie que nous avons accueilli Madame Nicole DRON à nos « Rencontres », et c’est un grand honneur qu’elle nous a fait en acceptant notre invitation. Avant de m’entretenir avec elle de vive voix, j’avais déjà vu plusieurs émissions de télévision et lu de nombreux articles à son sujet dans lesquels elle avait raconté son incroyable « incursion » dans ce que, faute de mieux, j’appellerai l’« au-delà ». Pour moi, c’était l’une des expériences de mort imminente (E.M.I) la plus impressionnante et la plus profonde qu’il m’ait été donné de connaître. 
Tous ceux qui s’intéressent aux E.M.I, que ce soient les professionnels de santé (médecins, psychiatres), les chercheurs en neurosciences, les anthropologues, ou de simples personnes passionnées par ce sujet, reconnaissent que l’E.M.I de Nicole est d’une grande richesse et qu’elle présente toutes les phases connues de ces expériences au seuil de la mort.

La différence est grande entre écouter un récit d’E.M.I à la télévision ou le lire dans un livre, et voir et entendre le témoin en direct à trois mètres de soi. La perception et la compréhension de l’expérience n’est pas la même. Des informations « subtiles » passent entre le conférencier et son auditoire. L’intonation de la voix, la spontanéité de l’expression, le rayonnement du visage, l’émotion qui surgit à l’évocation de certains épisodes de l’expérience, le récit d’une anecdote que personne ne connaissait, les allusions à des bribes d’informations concernant le passé lointain de notre histoire et de notre planète (l’existence de l’Atlantide ou d’un hypothétique « règne des géants »), l’évocation d’un enseignement spirituel d’une exceptionnelle profondeur, tout cela concoure à faire de la conférence de Nicole un événement singulier, unique, et marquant. Un fait m’a intrigué : dès que Nicole à commencé sa conférence, bien installée sur son estrade, son visage c’est comme transfiguré. A ce moment précis, son expression n’était plus la même. J’avais l’impression qu’elle « rayonnait », au sens propre (comme si elle émettait de la « lumière ») comme au sens figuré (l’auditoire était sous le charme). Ma femme et ma belle-fille qui étaient au premier rang constatèrent ce même phénomène étrange. Quelques jours plus tard, en y réfléchissant, j’ai pensé, et c’est une pure hypothèse de ma part, que dès qu’elle commençait sa conférence Nicole se « connectait » en quelque sorte à la source lumineuse avec laquelle elle avait été en osmose lors de son expérience, et qu’elle était ainsi directement inspirée par elle. Un autre fait m’a touché : lorsque Nicole a évoqué sa « rentrée » dans la Lumière (sa « fusion » avec elle serait sans doute plus juste), j’ai perçu un bref sanglot d’émotion sur son visage et dans sa voix. C’était comme si elle revivait ici bas cette « phase transcendante » comme l’appelle les spécialistes, et qui est le cœur de son E.M.I. Il y a des signes d’authenticité qui ne trompent pas.

Pour moi, rien ne remplace le récit en direct d’une expérience vécue, surtout lorsqu’il s’agit du récit d’une E.M.I. Le récit d’un témoin permet l’accès à la source de l’information avant toute interprétation ou théorisation ultérieures. De nombreux chercheurs ont constaté que les témoignages d’E.M.I avaient un impact non négligeable sur les personnes qui avaient l’esprit ouvert et qui écoutaient ces récits sans a priori. C’est comme si l’histoire du témoin avait une résonance spéciale dans la conscience de celui qui l’écoutait et lui rappelait « quelque chose » de familier. Peut-être s’agit-il de l’écho lointain, enfoui au plus profond de l’être humain, d’un état d’existence que tout homme aurait expérimenté avant de s’incarner sur terre. L’auditeur aurait-il le souvenir flou et voilé d’une vie non physique qu’il aurait vécu entre deux existences terrestres ? C’est une hypothèse qu’il ne faut pas négliger et qui pourrait expliquer, en partie du moins, l’« effet de contagion » propre aux témoignages d’E.M.I. 

Nous avons souligné le caractère exceptionnel de l’E.M.I de Nicole, et nous avons dit qu’elle comportait l’intégralité des phases qui ont été identifiées par les chercheurs. Rappelons que le schéma classique d’une E.M.I tel qu’il a été défini par Raymond Moody (auteur de best seller « La vie après la vie », 1975) comporte les 15 phases suivantes :

- 1) L’incommunicabilité et la difficulté à relater son E.M.I avec les mots habituels. 
- 2) L’audition du verdict. L’entourage se demande si le témoin est décédé. 
- 3) Les sentiments de calme et de paix. 
- 4) Les bruits, tintements de cloches dans le lointain, bourdonnements. 
- 5) Le tunnel ou « couloir » obscur. Déplacement rapide dans ce tunnel. 
- 6) La décorporation ou phase autoscopique. Vision de son corps à distance. 
- 7) Le contact avec d’autres entités ou des personnes décédées. 
- 8) Rencontre ou fusion avec l’Etre de Lumière. 
- 9) Le panorama de la vie accompagné d’une sorte de « leçon » spirituelle. 
- 10) La frontière ou limite infranchissable. 
- 11) Le retour. Décision ou incitation à revenir sur terre. 
- 12) Le problème du témoignage. Comment et à qui raconter son E.M.I. 
- 13) Les répercussions sur la conduite de vie. Mise en place d’autres valeurs. 
- 14) Les nouvelles perspectives sur la mort. Plus aucune peur de la mort. 
- 15) Les confirmations ultérieures et les « signes ». 
 
D’autres phases peuvent être ajoutées à ce schéma « classique » et que nous retrouvons dans l’E.M.I de Nicole :

- 1) Rencontre avec un personnage lumineux ressemblant à un être humain et qui semble tout connaître du témoin. On ne peut rien lui cacher. 
- 2) Arrivée dans une sorte de jardin paradisiaque ou les plantes ressentent les pensées et les émotions du témoin. 
- 3) Rencontre avec deux proches décédés et communication « télépathique » avec eux. 
- 4) Vision d’une sorte de « cathédrale » de lumière ou chaque « pierre » était de la connaissance pure. 
- 5) Expérience de la connaissance intégrale. L’impression de tout savoir, mais d’avoir tout oublié au moment du retour sur terre. 
- 6) Visions d’un futur possible de l’Humanité. 
- 7) Vision du « Christ » qui est comme l’aboutissement de l’évolution humaine terrestre. 
- 8) Besoin impérieux de transmettre un message et de témoigner. Sentiment d’avoir une « mission » à accomplir.

En organisant les « Rencontres des Sciences et de l’Inexpliqué », l’un de mes objectifs principal était de faire connaître à un public aussi large que possible les Expériences de Mort Imminente. C’est ainsi que dans les mois qui viennent, je compte bien inviter d’autres témoins, mais aussi des chercheurs (scientifiques, médecins, anthropologues, etc..) qui voudront s’exprimer sur ce sujet devant le public lyonnais. Bien que n’ayant pas vécu moi-même une E.M.I, j’ai tout de suite compris l’importance cruciale de ces expériences et l’impact qu’elles pouvaient avoir sur notre 
façon d’appréhender la vie, la mort, et le sens de notre bref passage sur terre. Je suis convaincu de la réalité des E.M.I et de la sincérité des témoins. Ce qu’ils nous disent est de la plus haute importance pour notre formation spirituelle. Il est capital que nous fassions l’effort de les écouter sans chercher à appliquer à leurs témoignages nos grilles de lectures habituelles. J’ai conscience que ce qu’ils nous révèlent bouleverse de fond en comble le « bel édifice » de la science matérialiste qui pense que nous ne sommes que des êtres de chaire et de sang et qu’avec la mort nous disparaissons dans le néant, que la conscience humaine n’est qu’un sous produit (une sorte d’épiphénomène) de l’activité électrochimique du cerveau, et que les E.M.I n’ont aucune dimension spirituelle. Mais ce point de vue n’est qu’une croyance. C’est une croyance récente d’ailleurs, puisqu’elle ne date que depuis environ deux siècles et qu’elle est née avec l’essor prodigieux du scientisme et de la pensée réductionniste des matérialistes. Cette méthode systématique qui consiste à réduire des faits et des réalités qui relèvent d’un ordre suprasensible à des composants purement matériels ou organiques n’est plus acceptable.

C’est comme une sorte de réflexe aveugle, presque automatique, qui n’a qu’un seul but et qu’une seule méthode : expliquer le supérieur pas l’inférieur et tout ramener au niveau physique le plus élémentaire et le plus immédiat en dépit des évidences. Pour moi, cette façon de faire n’est pas de la science, mais c’est au contraire une véritable idéologie, une doctrine arbitraire, vis-à-vis de laquelle nous 
sommes en droit de nous interroger sur les intérêts qu’elle sert. L’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire nous oblige à considérer les E.M.I avec un regard neuf, débarrassé de tout dogmatisme réducteur. Il faut les prendre pour ce qu’elles sont réellement : une porte ouverte sur les dimensions cachées de l’Univers, et une source d’inspiration spirituelle. 


Daniel Robin. 
Janvier 2012.


« Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré » Albert  Einstein
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